Seule la révolution, et non pas les élections, peut mettre fin au chômage, aux guerres, et au racisme générés par le capitalisme.
Sunday, October 30, 2011 at 9:40PM Traduit de CHALLENGE, numéro du 2 novembre 2011, page 1
New York City, le 17 octobre – le mouvement « Occupy Wall Street » (OWS), qui fait tache d’huile aux Etats-Unis et partout dans le monde, offre à la fois une promesse et une menace pour la classe ouvrière. A présent, il est évident que beaucoup de gens cherchent à mettre fin à l’injustice et à la souffrance dues au système capitaliste. En même temps, le Président Obama et les vendus qui mènent les syndicats soutiennent ces manifestations pour des raisons qui leur sont propres. Pour les capitalistes, OWS représente une tentative de plus de la part de la classe dirigeante de canaliser la colère des travailleurs dans le cul-de-sac qu’est la réforme du capitalisme, et surtout à travers l’électoralisme.
Ce qui est bien, c’est que beaucoup parmi le nombre croissant des participants au mouvement rejettent les buts patriotiques de l’un pourcent de la population représenté par la classe dirigeante. Un passager à bord du métro new-yorkais, en route pour Wall Street, nous a demandé : « Vous allez à la manif ? Je suis avec vous. On lit sur votre banderole ‘Battez-vous pour le communisme’ ? Je n’en suis pas tellement persuadé, mais c’est bien vrai que le système actuel est en faillite. Une règlementation plus sévère du capitalisme ne marchera pas. Nous avons besoin d’apprendre des erreurs des mouvements communistes du passé, parce que ce qu’il faut, c’est une révolution. Bon, je lirai le journal. »
Quand une telle discussion politique se développe entre inconnus dans le métro, c’est signe que les choses sont en train de changer. La croissance d’OWS est poussée par une frustration profonde due à l’incapacité du capitalisme d’offrir un avenir correct à des millions de travailleurs. Face à la répression policière continue, des manifestants courageux sont descendus dans les rues de New York City. Plus important, beaucoup d’entre eux ne rejettent pas les idées communistes ou la participation du Progressive Labor Party à leur mouvement.
Le weekend du 15-16 octobre, alors que des adhérents au PLP scandaient des mots d’ordre – « Ce n’est pas seulement Wall Street, c’est le capitalisme » ; « Les 99 pour cent a besoin de révolution, pas de réforme » ; « Les 99 pour cent a besoin de communisme » – ils ont rencontré une approbation presque totale. On a distribué plus de 500 tracts du PLP parmi les manifestants et d’autres qui sont venus au parc Zucotti pour voir ce qui se passait. Des sympathisants du PLP ont joué un rôle clé dans la communication du message communiste, un pas important vers un véritable changement.
Le drapeau des E-U, c’est l’étendard de la guerre impérialiste.
Auparavant, un plus grand groupe de membres du PLP, dont plusieurs jeunes, a aussi rencontré une réponse favorable, mais ils ont aussi rencontré une dangereuse idéologie patriotique – l’idéologie des patrons – qui s’est immiscée dans le mouvement. Un manifestant tenant haut un grand drapeau des E-U était en désaccord avec une banderole du parti, sur laquelle on pouvait lire « Barrez-vous pour le communisme ». Un débat vif a eu lieu, où nous avons critiqué son drapeau et défendu notre banderole comme étant plus en harmonie avec l’avenir que les manifestants exigent et méritent. D’autres sont venus entendre le débat, générant plusieurs discussions politiques.
Le fait de s’attaquer au drapeau des E-U en tant qu’étendard de la guerre impérialiste, l’étendard le plus détesté au monde, a provoqué un désaccord intense. Le fait de s’attaquer à la Constitution des Etats-Unis en tant que document rédigé par des esclavagistes a élicité d’autres discussions houleuses. Mais malgré tout, une attitude de lutte amicale a persuadé la plupart des gens, dont certains qui étaient hostiles au début, à comparer notre message à leurs préjugés. Nous continuerons, encore plus nombreux, à participer aux manifestations.

